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    Antibiorésistance : Les chercheurs explorent de nouvelles voies….

    Les antibiotiques font partie des découvertes les plus importantes de la médecine moderne. Ils ont sauvé des millions de vies depuis la découverte de la pénicilline il y a près de 100 ans.

    De nombreuses maladies causées par des infections bactériennes – telles que la pneumonie, la méningite ou la septicémie – sont traitées avec succès à l’aide des antibiotiques.

    Cependant, plusieurs bactéries sont devenues de plus en plus résistantes, cela conduit à une progression sévère de la maladie chez les patients atteints, souvent avec une issue fatale.

    Des chercheurs de l’Université de Göttingen et de l’Institut Max Planck en Allemagne ont décrit une nouvelle approche prometteuse impliquant des «antivitamines» pour développer de nouvelles classes d’antibiotiques. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Chemical Biology.

    Les antivitamines sont des molécules qui inhibent la fonction biologique d’une véritable vitamine.

    Au cours de cette étude, les chercheurs ont étudié le mécanisme d’action au niveau atomique d’une antivitamine naturelle de la vitamine B1. Certaines bactéries sont capables d’en produire pour tuer les bactéries concurrentes.

    Ils ont utilisé la cristallographie des protéines à haute résolution (technique permettant de comprendre la structure 3D des protéines), pour étudier comment l’antivitamine B1 inhibe une protéine importante dans le métabolisme des bactéries.

    Les chercheurs ont, ainsi, découvert que les échanges protoniques, qui sont normalement observés dans les protéines fonctionnelles, cessent presque complètement et la protéine ne fonctionne plus.

    En réalité, l’antivitamine B1 et la vraie vitamine B1 sont semblable à une molécule prés. «Un seul atome supplémentaire dans l’antivitamine agit comme un grain de sable dans un système d’engrenage complexe en bloquant sa mécanique finement réglée», explique Dr Tittmann, l’auteur principal de l’étude.

    Il est intéressant de noter que les protéines humaines sont capables de supporter relativement bien l’antivitamine et de continuer à fonctionner normalement. La différence entre les effets de l’antivitamine sur les bactéries et sur les protéines humaines ouvre la possibilité de l’utiliser à l’avenir comme antibiotique et de créer ainsi de nouvelles alternatives thérapeutiques.

    Sources :

    Nature Chemical Biology

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