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    L’utilisation d’hormonothérapies est liée à la protection des os chez les femmes ménopausées

    Avec le vieillissement de la population, l’accent est mis sur la santé osseuse et la réduction des fractures pour maintenir la mobilité. Une nouvelle étude suggère que divers types d’hormonothérapies non seulement augmentent la densité minérale osseuse (DMO) du rachis lombaire chez les femmes ménopausées, mais protègent également contre la perte osseuse, même après l’arrêt de l’hormonothérapie. Les résultats de l’étude sont publiés en ligne dans Menopause, le journal de la North American Menopause Society (NAMS).

    L’ostéoporose est une maladie débilitante courante, avec environ 14 millions de cas rien qu’aux États-Unis. Caractérisée par une diminution de la DMO et un risque accru de fragilité osseuse qui se traduit par des douleurs, des fractures et des handicaps, elle est souvent associée à une carence en œstrogènes. Cela explique pourquoi les femmes ménopausées ont plus de risques de développer une ostéoporose que les hommes plus âgés.

    L’hormonothérapie (HT), y compris les œstrogènes seuls et les combinaisons œstroprogestatives, est largement utilisée pour la prévention et la prise en charge de l’ostéoporose, bien que des études contradictoires aient été menées sur les bénéfices persistants après l’arrêt de l’utilisation des hormones.

    Dans cette étude, qui repose sur des données réelles provenant de plus de 6 000 femmes ménopausées ayant participé à l’enquête nationale sur la santé et la nutrition, les chercheurs ont cherché à évaluer les associations entre divers types de préparations hormonales et la DMO, la perte osseuse post ménopausique (ostéopénie) et l’ostéoporose post ménopausique. Ils ont également étudié l’effet de sevrage de l’HT. Plusieurs thérapies ont été étudiées, notamment les pilules contraceptives orales, les pilules à base d’œstrogènes seuls, les pilules combinées œstrogènes-progestatifs et les patchs à base d’œstrogènes seuls.

    Sur la base des résultats, les chercheurs ont conclu que toutes les thérapies évaluées augmentaient la DMO de la colonne lombaire chez les femmes ménopausées. À l’exception des timbres à base d’œstrogènes seuls, toutes les formes d’HT ont en outre assuré une protection contre l’ostéopénie. Ces avantages ont persisté même après l’arrêt des préparations hormonales. Aucune association n’a cependant été trouvée entre l’HT et la prévalence de l’ostéoporose.

    Les résultats de l’étude sont publiés dans l’article “Association of hormone preparations with bone mineral density, osteopenia and osteoporosis in postmenopausal women : data from National Health and Nutrition Examination Survey 1999-2018”.

    Cette vaste étude transversale a montré que l’utilisation actuelle et antérieure de plusieurs types d’hormonothérapies, y compris la contraception hormonale combinée utilisée chez les femmes préménopausées et les thérapies hormonales de la ménopause, était liée à la protection des os chez les femmes ménopausées et que ces effets persistaient après l’arrêt du traitement. Des études supplémentaires sont nécessaires pour étudier l’influence du temps écoulé depuis l’arrêt de l’hormonothérapie ainsi que les effets différentiels des différentes doses et formulations sur la santé osseuse, y compris le risque de fracture“.

    Source :

    The North American Menopause Society (NAMS)

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