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    Vitiligo : Une maladie très répandue mais mal connue.

    Le vitiligo, une maladie qui entraîne une dépigmentation de la peau, n’est ni infectieux, ni contagieux. Si cette maladie ne retentit pas sur l’espérance de vie, elle a cependant un très fort impact sur la qualité de vie de ceux qui en sont victimes.

    Cette maladie auto-immune se manifeste par l’apparition de taches blanches sur la peau. Les mains, les pieds et le visage sont les zones les plus touchées mais toutes les parties du corps peuvent être concernées.

    La cause est une anomalie du système immunitaire : les lymphocytes, des globules blancs chargés de défendre l’organisme contre les infections, vont « se tromper » et prendre pour cible les mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation de la peau.

    Il arrive également, dans moins de 20 % des cas, que le système immunitaire attaque aussi la thyroïde. C’est la raison pour laquelle un bilan thyroïdien est recommandé. 

    On ne peut pas prédire son apparition, ni son évolution. Si l’on constate une poussée de vitiligo, il faut consulter en urgence afin de freiner sa progression.

    La réponse au traitement dépend surtout de la localisation des taches blanches. En général, la repigmentation est obtenu sept à huit fois sur dix sur le visage, et une fois sur deux sur le corps. Les parties les plus récalcitrantes sont les mains et les pieds.

    L’objectif des traitements disponibles est de stimuler la multiplication des mélanocytes encore présents dans la peau.

    Les traitements topiques diminuent localement l’activité du système immunitaire, ce qui a pour effet d’enrayer la destruction des mélanocytes.  Les crèmes à base de corticostéroïdes sont souvent prescrites pour être appliquées quotidiennement sur les taches récentes. Le tacrolimus en crème, peuvent aussi être utilisé. Il est plus efficace sur les lésions localisées sur le cou et le visage.

    La dernière nouveauté, le ruxolitinib en crème, s’est montré globalement sûr et efficace dans des études récentes. Environ 50% des patients ont obtenu une amélioration de 50% de leurs lésions à 6 mois de traitement. Ce produit doit encore être approuvé par les autorités de santé avant sa commercialisation.

    La photochimiothérapie par la méthode PUVA consiste à combiner l’exposition de la peau aux rayons UVA à la prise (par voie orale ou locale) d’une substance appelée psoralène.  Le psoralène rend la peau plus sensible aux rayons ultraviolets.  Réservé généralement aux formes étendues de vitiligo, le traitement se déroule en plusieurs séances à raison de 1 à 3 fois par semaine. Il faut attendre environ 2 ou 3 mois pour obtenir un effet visible.

    La photothérapie par rayonnement UVB est une méthode qui ne nécessite pas la prise ou l’application de psoralène. Elle est surtout efficace sur les lésions du visage.  L’utilisation du laser de type « Excimer », qui émet une longueur d’onde dans le spectre des UVB, semble aussi une bonne option pour les formes localisée.

    Dans certains cas, des greffes de peau peuvent être proposées. Elles sont surtout adaptées aux personnes atteintes de vitiligo segmentaire, c’est-à-dire ne touchant qu’une partie de corps et n’évoluant plus. Une nouvelle technique, la greffe mélanocytaire, permet de récupérer des mélanocytes dans des zones de peau saines et de les injecter dans les taches dépigmentées.

    Enfin, lorsque le vitiligo recouvre la majeure partie du corps (vitiligo universalis), un traitement par dépigmentation peut être envisagé, afin que l’ensemble de la peau puisse obtenir une apparence uniforme. Toutefois, la moitié des personnes traitées souffriraient d’effets secondaires (rougeurs et sécheresse de la peau, brûlures, etc.), et une fois le traitement terminé, l’exposition au soleil doit être évitée.

    Sources :

    Thérapeutique Dermatologique

    The Lancet

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